Le Mystère de Noël

 

Les chants d’oiseaux ont fui les bois et les clairières,
Seuls de tristes corbeaux survolent les labours.
D’épais nuages gris plombent un ciel bas et lourd,
Ne laissant plus filtrer qu’une pâle lumière.
Sur les toits, sur les champs, sur la nature entière,
La neige a déposé un tapis de velours.
Le givre fait briller les branches alentour
Et forme des miroirs dans l’eau de la rivière.
La vie s’est retirée dans le sein de la terre ;
Plus rien ne bouge au sol mais c’est en profondeur,
Bien niché dans le noir et la douce moiteur,
Que germera le grain à la tige légère.
Comme Jésus est né dans une grotte austère,
Entre l’âne et le bœuf qui offraient leur chaleur,
Nous devons réchauffer notre sol intérieur
Par notre cœur ardent, notre foi, nos prières !
Comme par son amour une future mère
Enveloppe l’enfant qu’elle porte en son sein,
Chacun peut faire en soi naître l’Enfant divin :
N’est-ce pas de Noël le plus profond mystère ?

Arnaud Jonquet  décembre 2004

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.